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Entrez dans la transe... Climax, de Gaspar Noé.

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Première étape. La promesse. Dansez. Comme une urgence, comme un sursaut. Le sursaut de la vie, le sursaut d’une naissance nouvelle. La danse est un révélateur, un révélateur au monde. Chaque geste est une respiration, chaque mouvement une expiration. Le souffle qui en découle est selon, purificateur, ou exhalteur. La transe commence, vous voilà entré dans la danse. Les corps se cambrent, les corps tombent et se relèvent. Les corps vibrent, les corps vivent. Accrochez-vous, le premier exorcisme dansé n’était que la promesse du tour. Restent, le tour, l’effet, et le prestige. Rappelez-vous, vous n’avez pas encore goûté à la sangria. Deuxième étape. Le tour et l’effet. Santé ! La tête prête à exploser, le corps en proie à une chaleur abyssale, les yeux révulsés. J’entends encore les cris, je vois encore la souffrance. L’aventure intérieure les bouffe, les transcende et les agresse. Elle hurle, traverse le couloir et exorcise la douleur dans une danse folle. Elle me fascine....

Violente douceur, un uppercut qui caresse. Rencontre avec Camille Vidal-Naquet et Félix Maritaud pour Sauvage.

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"La liberté, je pense que c’est un état dont on ne revient pas." (Félix Maritaud) Sauvage reste. Dans sa douceur, dans sa violence, Sauvage est un uppercut qui caresse, qui apaise et qui bouleverse. Dans la nuit il nous réveille, au petit jour il nous rappelle. Ton visage Léo, toute comme ta démarche et ton énergie me hantent. Tu ne m'as pas abîmée, tu m'as réconfortée. Tes mains ballantes m'ont portée, m'ont renvoyée à tant de choses que tu ne soupçonnerais même pas. Dans tes bras je ne suis pas, mais dans mon esprit tu ne cesseras jamais de t'épanouir. Je ne pouvais continuer ma vie sans vous rencontrer. Camille Vidal-Naquet, Félix Maritaud, je ne vous remercierais jamais assez.  Vous expliquez être parti d’un personnage, plutôt que d’une histoire. Au départ, aviez-vous imaginé ce personnage dans un contexte social complètement différent (sans la rue et la prostitution) ? Camille Vidal-Naquet :   Comme c’était un personnage qui ne possédait ...

Impressions Sauvages. À propos de Sauvage de Camille Vidal Naquet.

Léo, haletant, suffocant, court. Il s’arrête parfois sur sa route. De simples arrêts, de simples stops qui brûlent et qui abîment. Comme dirait Rimbaud, il a deux trous rouges au côté droit, mais lui, il court, toujours. Ce n’est pas un dormeur du val, c’est un vivant mortifié, c’est un vivant en manque de ce que l’alternatif ne lui apportera jamais. Courir, baiser, souffrir... Terrible cercle striée de douleur, striée de l’urgence du néant et du chaos. Et soudain, tout le monde me manque... La rue avale tout entier, la rue recrache avec dédain.  La douceur perce parfois dans la pire noirceur, dans la pire violence. Mais que vaut-elle si elle enchaîne ? Que vaut-elle si elle n’est pas assez limpide pour combler le manque ? Il reste la liberté, la liberté dont on trace chaque lettre dans la crasse et la fureur. La liberté brûlante, pressante, plus sauvage encore que ce qu’on nomme « amour ». Et pourtant... « T’es fait pour être aimé toi ».... Sauvage frappe dans la poitrine a...

De l'alchimie de l'image. Rencontre avec Bertrand Mandico

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De l'alchimie de l'image. Rencontre avec Bertrand Mandico. Les films de Bertrand Mandico se lisent comme des fresques infinies où se côtoieraient amour du cinéma, métaphores lyriques et bouillonnement esthétique. Ils apprennent à faire leur chemin en nous, bâtissant un souterrain de questionnements et de fascination. Leur auteur, dont le mot "artiste" semble greffer de manière indélébile sous chaque pore de la peau, est tout aussi fascinant à écouter, usant de métaphores à l'image de ses œuvres : hypnotiques et oniriques. Rencontre... La façon que vous avez de faire parler vos personnages se révèle très souvent fortement hypnotique (je pense notamment à Vimala Pons, dans Ultra Pulpe ). Comment développez-vous ce phrasé très littéraire/théâtral ? Je laisse courir mon stylo, ou mon clavier (tout dépend du support sur lequel j’écris), et ce sont mes mains qui me… C’est un peu étrange de raconter ça comme ça ! Mais ce sont mes mains qui me dictent ces mots...

Spectres littéraires, spectres d'amour. 19 Juin, un court-métrage d'Anaïs Tellenne.

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Spectres littéraires, spectres d'amour. 19 Juin, un court-métrage d'Anaïs Tellenne.  La plume effleure la page vide du présent, le spectre fait couler l’encre du passé. Sand écrit, les tripes à l’air libre, Musset hante, Chopin reste (ou serait-ce peut-être l’inverse ?). Elle et Lui, Elle sans Lui, Elle pour Lui. Trois âmes se frôlent, se croisent, s’entrecroisent, incapables de vivre dans le même espace temps, à l’instar des amours qui s’entrechoquent. Moderniser l’historique, rendre un flamboyant hommage, parler d’une figure admirée en l’incarnant avec toute la grâce qui incombe à la tâche. Sublimer des plans séquences au détour d’une voix OFF envoûtante et bouleversante. Rendre à la lumière naturelle sa place, celle qui éclaire les maux des êtres, les enveloppe de la lumière à la température équivalente à leurs émotions et à leurs sentiments. Faire d’un plan fixe au cœur de la nuit, un tableau inoubliable. Contemporanéité rimant avec immersion subtile ...

Une détonation dans la vision. Un Couteau Dans Le Coeur, de Yann Gonzalez.

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Il faut entrer dans la nuit, il faut accepter d’être bousculé, mal à l’aise et dérangé, il faut apprécier la puissance et la fascination que la naissance d’un style visuel, sensoriel, et hybride a la générosité de nous offrir.  Les êtres se frôlent, s’évitent et s’abreuvent mutuellement de souffrance. Car il ne faut pas s’y tromper, la crudité explicite avec laquelle les corps se mêlent sauvagement n’exprime jamais, dissimule plutôt, la détresse et la solitude qui bouffe de l’intérieur, sans un bruit, si ce n’est celui des dialogues qui résonnent du fond d’une cabine téléphonique.  Les néons éclairent les maux silencieux, noient les amours perdus.  Le sexe se montre, le tueur se cache.  Le Giallo se promène à travers la pellicule, laissant parfois la place au thriller, et même à la comédie, qui naît ingénieusement du malaise ressenti.  La pellicule est inondée de l’amour de son réalisateur pour elle et pour le septième art. Un réalisateur dont l’au...

Festival Cannes 2018. Une déclaration. Ma déclaration...

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Festival Cannes 2018. Une déclaration. Ma déclaration... Il est des attentes si incommensurables, si immenses et si hallucinantes, que l’on finit par se convaincre que, lorsque viendra enfin le moment de vivre cet instant, celles-ci seront, sinon déçues, du moins pas si comblées qu’on aurait pu l’espérer. Et pourtant… Festival Cannois, je t’ai aimé enfant, avec mes premiers rêves de cinéma et mes naïfs « Pourquoi pas moi ? ». Festival, je t’ai aimé avec rage et tristesse en grandissant, car je ne supportais plus de ne pouvoir te vivre qu’à distance. Et pourtant… Cannes, je ne t’ai jamais aimé autant que cette année. Tu m’as offert, au sein de ma passion dévorante, mes plus beaux sourires, mes yeux les plus écarquillés, mes larmes les plus abondantes à ton seul contact empreint de magie. Magie qui a ainsi su élever mes attentes mes attentes les plus folles en me murmurant que le rêve est parfois une part de la réalité, la plus belle car la plus passionnée. Retour, subjectif et ...